Après le mouvement de grève sans précédent des surveillants pénitentiaires début janvier, et alors que la loi leur refuse ce droit, certains surveillants font l’objet de demandés détaillées sur leur état de santé lors d’arrêt maladie.

L’administration pénitentiaire s’octroie le droit de demander des justifications qui frôlent la violation du secret médical nous confie Europe 1

Pourtant,  le Code du travail stipule qu’un employeur ne peut pas connaĂ®tre la pathologie d’un salariĂ© en arrĂŞt de travail. Le secret mĂ©dical doit ĂŞtre rigoureusement respectĂ© mĂŞme en cas de soupçon sur l’absence abusive de l’employĂ© arrĂŞtĂ©. Il peut envoyer au moment de l’arrĂŞt un mĂ©decin contrĂ´leur, lequel est lui aussi tenu au secret mĂ©dical ne pouvant dĂ©livrĂ© aucune information sur la pathologie dont souffre le salariĂ© contrĂ´lĂ©.

Si l’employeur est certain que le motif mĂ©dical de l’arrĂŞt est infondĂ©, il doit attendre que le mĂ©decin contrĂ´leur se borne Ă  confirmer que le salariĂ© Ă©tait bien malade ou pas. Attention, ce contrĂ´le ne peut intervenir que si l’employeur verse un complĂ©ment de rĂ©munĂ©rations au salariĂ©s en plus des indemnitĂ©s versĂ©es par la sĂ©curitĂ© sociale.

Il faut croire que les surveillants n’en font pas partie car on leur demande de justifier de leur état de santé et de parler de leur maladie pour justifier l’absence de travail pendant les grèves de leurs collègues.

Une contestation par les syndicats va donc s’effectuer devant le tribunal administratif et ce à bon droit.

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