🇫🇷 Moulins: « Si aujourd’hui je vais en prison, monsieur le prĂ©sident, ça ne me dĂ©range pas, j’adore ça »

Un dĂ©tenu du centre pĂ©nitentiaire de Moulins-Yseure ayant menacĂ© de mort sa conseillère d’insertion et de probation a Ă©tĂ© jugĂ© ce mercredi par le tribunal correctionnel, l’homme souffrant de troubles psychiatriques graves, est maintenant, dans une unitĂ© pour malades difficiles (UMD).

L’homme a menacĂ© de mort sa conseillère, jurant qu’il la retrouverait : « Je sais oĂą tu habites, je sais quelle voiture tu as » lui a-t-il Ă©crit dans courrier. Quand le juge lui dit que ce qu’il a fait est mal celui-ci rĂ©pond: « Non, ce n’est pas grave, c’est normal. Depuis tout petit, j’ai vĂ©cu dans la violence. C’est clair et net, ce que j’ai dit, je vais le faire. Si aujourd’hui je vais en prison, monsieur le prĂ©sident, ça ne me dĂ©range pas. J’Ă©tais bien en prison, j’adore ça la prison ».

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Son avocat rĂ©agit : « On l’a mis en maison d’arrĂŞt mais il ne relève pas du système carcĂ©ral français. Une prison n’est pas un hĂ´pital psychiatrique. Ce n’est pas Ă  un tribunal correctionnel de combler une carence de places dans les hĂ´pitaux psychiatriques. J’espère qu’il restera en UMD ».

Le tribunal a retenu l’altĂ©ration du discernement, l’homme ne sera pas condamnĂ© Ă  de la prison ferme, une peine de 18 mois de prison avec sursis et mise Ă  l’Ă©preuve pendant deux ans a Ă©tĂ© retenue. Il devra continuer ses soins, ne pas entrer en contact avec la victime et de ne pas se rendre dans l’Allier. Si l’une de ces obligations n’Ă©tait pas respectĂ©e, l’homme sera incarcĂ©rĂ©.

Pour l’heure, l’individu est retournĂ© en psychiatrie dont seul un mĂ©decin peut le faire sortir.

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