Maison d’arrêt de Troyes, dans la nuit de samedi à dimanche.

Un détenu consulte sur le téléphone portable d’un de ses codétenus, un site web à destination d’un public homosexuel.

Le lendemain, et toute la nuit suivante, ses trois codétenus se liguent. Attaché à une chaise, la victime subit l’impensable:

simulacre d’égorgement, crâne et sourcil rasés, ingestion d’excréments, tympan perforé par un stylo, coups multiples.

Plus anecdotique, le Guyanais de 24 ans est même forcé à jouer les soubrettes.

Une série de tortures et d’humiliations filmée et diffusée sur un réseau social.

Finalement, Camel, Imed et Ayoub le chassent de la cellule.

Il finira par oser raconter son calvaire, quelques heures plus tard, Ă  un surveillant.

Il s’en tire avec neuf jours d’ITT.

Saisis de l’enquête, les policiers du commissariat central procèdent à l’interpellation des trois codétenus, qui doivent répondre de torture et actes de barbarie.

L’est Ă©clair

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