David Ramault en sort. Nordahl Lelandais y est toujours soigné. En quelques années, les unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) pour les détenus ont trouvé leur rythme de croisière.

Ce sont de véritables « hôpitaux-prisons », dont l’existence a été mise en lumière récemment par l’admission de plusieurs détenus médiatiques. David Ramault, le meurtrier de la petite Angélique, a quitté jeudi l’UHSA de Seclin (Nord), où il avait été admis le 8 mai. Quant à Nordahl Lelandais, mis en examen pour l’assassinat du caporal Arthur Noyer et le meurtre de Maëlys, il se trouve toujours dans celle du Vinatier, à Lyon (Rhône).

Ces unités hospitalières spécialement aménagées sont nées de la loi Perben, en 2002. Avec un constat d’origine : la prise en charge des détenus présentant des problématiques psychiques était à la fois sous-dimensionnée et mal adaptée. Jusqu’alors, cette fonction était notamment dévolue aux SMPR, les 23 services médico-psychologiques régionaux, unités de soins mentales implantées au sein d’établissements pénitentiaires. Jonathann Daval, le meurtrier d’Alexia, est notamment soigné dans celui de la maison d’arrêt de Dijon (Côte-d’Or).

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