Crée en février 2017, face à l’explosion du nombre de détenus radicalisés en prison, le bureau central du renseignement pénitentiaire doit faire face à la menace des détenus radicalisés en passe de sortir de prison.

La directrice qui souhaite rester anonyme confie Ă  l’AFP: « Les sortants, c’est ce qui nous occupe au premier chef ». Une des prioritĂ©s consiste Ă  Ă©valuer la dangerositĂ© des dĂ©tenus qui s’apprĂŞtent Ă  ĂŞtre remis en libertĂ©.

En amont de chaque libération, le renseignement pénitentiaire partage avec les services du ministère de l’Intérieur les éléments utiles au suivi du détenu. « Nous sommes très prudents. Il ne faut pas qu’il y ait de trou dans la raquette », résume la responsable du Bureau, alors que la France vit sous la menace permanente d’attentats jihadistes.

Il y a au moins un délégué du renseignement pénitentiaire dans chaque prison. L’essentiel des informations vient du renseignement humain, aussi bien d’agents pénitentiaires que de prisonniers. « Des détenus souhaitent parfois collaborer avec le renseignement pénitentiaire, par exemple pour obtenir un transfert dans un établissement plus proche de leur famille », explique la directrice du BCRP. « Les détenus sont très bavards au téléphone, sur les réseaux sociaux et se parlent beaucoup entre eux », glisse-t-elle.

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