Mercredi, l’union interrĂ©gionale des syndicats pĂ©nitentiaires Force Ouvrière des Hauts de France a sorti l’artillerie lourde pour dĂ©fendre le secrĂ©taire local du centre pĂ©nitentiaire de Maubeuge placĂ© en garde Ă  vue le 4 juin dernier dans le cadre d’une affaire de trafic de stupĂ©fiants et de violences au sein de la prison maubeugeoise. 

Dans les colonnes du journal La voix du Nord on peut y lire que la garde à vue du délégué FO avait été promptement médiatisée sur des chaînes d’infos nationales par une source «  mystérieuse  » que Force Ouvrière montre du doigt. «  Certains représentants de l’UFAP-UNSA-Justice de la DISP des Hauts de France se sont illustrés récemment par leur prompt intérêt à colporter des mensonges et autres insanités à l’encontre d’un des militants de FO Pénitentiaire  ». Une rumeur avait aussi couru dans les travées du CP sur l’incarcération du militant alors que celui-ci était sorti libre de garde à vue «  sans aucune charge retenue  », insiste FO.

Une mauvaise campagne orchestrĂ©e «  de manière honteuse  » alors que les Ă©lections approchent, constate amer FO. Le secrĂ©taire qui reste traumatisĂ© par 26 heures de garde Ă  vue n’exclut pas d’aller porter plainte Ă  titre personnel et syndical.

Il rappelle que la prĂ©somption d’innocence doit ĂŞtre respectĂ©e d’autant «  qu’il ne serait pas impossible que certaines mises en cause Ă©manent de dĂ©nonciations calomnieuses de la part de personnes dĂ©tenues  ». Un tract a d’ailleurs Ă©tĂ© publiĂ© oĂą l’on peut y lire « les dĂ©tracteurs identifiĂ©s » et  « Nous sommes Christophe » du prĂ©nom du syndicaliste.

Pour sa part, le syndicat UFAP dit «  tomber des nues devant le tract  » et se dit «  écœuré  », dénonçant à son tour «  une manœuvre en période d’élection ». Il précise que le secrétaire local UFAP est bien en garde à vue depuis mercredi.

Pour l’heure, l’instruction serait toujours en cours, mais d’aucuns avancent que les enquêteurs auraient fait «  une erreur d’appréciation  » en arrêtant le « mauvais  » syndicaliste.