L’ancien braqueur Yazid Kherfi, reconverti dans l’enseignement et la prĂ©vention de la dĂ©linquance, est venu ce mardi 12 juin rencontrer des dĂ©tenus de la maison d’arrĂŞt de Tulle âgĂ©s de 18 Ă  28 ans.

L’ex-braqueur Yazid Kherfi a Ă©voquĂ© tous les sujets qui ont jalonnĂ© son propre passĂ©. Extraits d’une rencontre sans faux-semblants pour retrouver confiance en soi et l’avenir.

Yazid Kherfi : « J’ai commencĂ© Ă  commettre des dĂ©lits car j’Ă©tais nul Ă  l’Ă©cole. Dans la famille, j’Ă©tais le bon Ă  rien. J’ai choisi la dĂ©linquance pour exister et je suis devenu le petit caĂŻd »

Mehdi (tous les prĂ©noms des dĂ©tenus ont Ă©tĂ© changĂ©s) : « C’est pas facile de s’en sortir quand les autres vous disent que vous n’y arriverez pas. Moi je me souviens d’un procureur qui m’a dit que je resterai un dĂ©linquant. »

Yazid Kherfi : « Je crois beaucoup Ă  la notion de rencontres. J’ai connu les bonnes et les mauvaises. Celles qui vous font plonger et celles qui vous sauvent. Parmi ces dernières, il y a l’ancien maire de Mantes-la-Jolie qui, en personne devant le juge qui statuait sur mon expulsion de France, s’est portĂ© garant pour moi. Je me suis dit pour la première fois : quelqu’un croit en toi, ne le déçoit pas. »

Matthieu : « Je me suis bien tenu pendant plusieurs annĂ©es et Ă  cause de mauvaises frĂ©quentations, pour un rien, ça a dĂ©rapĂ© en un instant. Tout a basculé et me voilĂ  ici aujourd’hui… »

Yazid Kherfi : « Quand j’Ă©tais en dĂ©tention, je me suis dit qu’il fallait commencer Ă  faire quelque chose pour moi, me former. J’ai rĂ©ussi Ă  obtenir plusieurs diplĂ´mes, de sorte qu’aujourd’hui je donne aussi des cours Ă  l’universitĂ© de Nanterre. Ma famille est fière de moi. »

Vincent : « J’ai bien conscience que l’Ă©cole, c’est important. De voir qu’avec vous ça a fonctionnĂ© comme ça, aussi bien, ça donne envie. Et puis vous ĂŞtes passĂ© par lĂ  oĂą on est, par la prison. Du coup, ça rĂ©sonne davantage. »

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