Le 7 juin 2014, un dĂ©tenu sort du parloir et passe Ă  la fouille, il cache sur lui de la drogue et de l’argent liquide. Pendant la fouille, le surveillant s’aperçoit qu’un petit paquet est dissimulĂ© entre ses fesses. Il lui demande de lui remettre mais le dĂ©tenu refuse. Selon le dĂ©tenu, le surveillant lui met alors une claque, le dĂ©tenu rĂ©cupère l’objet et le met dans sa bouche. Le surveillant lui fait une balayette et le plaque au sol. Les renforts arrivent.

Trois autres surveillants arrivent sur place. Le détenu déclare recevoir des coups au visage, il recrache le paquet qui contient 17 g de cannabis et 200 € en liquide. Il reçoit alors un coup de pied au niveau du visage. Il a le visage tuméfié et ensanglanté, il perd connaissance peu après.

Vu par un mĂ©decin, le dĂ©tenu recevra 7 jours d’ITT.

Pour la substitut du procureur « ce sont des faits graves ».

Les quatre surveillants n’ont pas souhaitĂ© avouer qui avait portĂ© les coups. L’enquĂŞte de l’administration pĂ©nitentiaire conclut que tous « mentent sciemment » et insiste sur le fait que les procĂ©dures n’ont pas Ă©tĂ© suivies. Il aurait fallu appelĂ© un gradé dès le dĂ©but de la fouille.

Ils ont été condamnés à des peines de huit mois de prison avec sursis.

Le Parisien