đŸ‡«đŸ‡· Toulon : Faute d’escorte pĂ©nitentiaire, le dĂ©tenu ne sera pas jugĂ©

Avec le refus de l’administration pĂ©nitentiaire de rĂ©aliser certaines extractions judiciaires, des comparutions et interrogatoires sont reportĂ©s.

Ce vendredi aprĂšs-midi, trois juges, une procureure, une greffiĂšre, deux avocats et une victime attendent la comparution d’un faux prĂȘtre qui a roulĂ© dans la farine une paroisse toulonnaise. Mais le prĂ©venu ne viendra pas, faute d’escorte pĂ©nitentiaire.

La prĂ©sidente du tribunal ne cache pas son agacement et s’exprime :  « La parole est libre, alors je vais le dire : ce sont des combats de coqs entre le ministĂšre de la justice et l’administration pĂ©nitentiaire. Depuis un certain nombre de semaines, il est compliquĂ© d’avoir les dĂ©tenus auprĂšs des juridictions. L’administration pĂ©nitentiaire impose son tempo Ă  la justice. « 

depuis le 29 mai dernier. Le Var est le premier département de la région PACA à expérimenter la nouvelle organisation entiÚrement remise dans les mains de la pénitentiaire.

L’administration a des prioritĂ©s, les seuls dĂ©tenus Ă  ĂȘtre prĂ©sentĂ©s sont ceux qui risqueraient d’ĂȘtre remis en libertĂ©, si jamais la procĂ©dure n’était pas respectĂ©e.

Les agents pĂ©nitentiaires refusent d’exĂ©cuter la surveillance au sein de la juridiction. La dispute porte non pas sur le transport, mais sur la garde du dĂ©tenu dans les geĂŽles du palais de justice, dans le bureau du juge, ou Ă  la barre du tribunal.

L’institution judiciaire attend un arbitrage au ministĂšre de la justice
 qui est aussi la tutelle de l’administration pĂ©nitentiaire (AP). Par mail, le directeur interrĂ©gional de l’AP a rĂ©pondu que ses unitĂ©s se voient « confier l’extraction vĂ©hiculĂ©e et armĂ©e des personnes dĂ©tenues sur demande de l’autoritĂ© judiciaire, la surveillance et la prĂ©sentation des dĂ©tenus aux magistrats dans les palais de justice lorsqu’un dĂ©pĂŽt de police n’y est pas rĂ©pertoriĂ© ».

L’AP considĂšre manifestement qu’à Toulon et Draguignan, elle peut dĂ©poser les dĂ©tenus, qui seraient gardĂ©s par d’autres forces de l’ordre.

Var-Matin