L’agression avait eu lieu le 21 fĂ©vrier dernier Ă  la maison d’arrĂŞt de Fleury-MĂ©rogis. Un dĂ©tenu, Ă  l’aide d’une arme artisanale avait tailladĂ© le surveillant de la tempe au menton. À l’Ă©poque les syndicats avaient qualifiĂ© cette attaque de tentative de meurtre.

AprĂ©s un renvoi de l’audience pour permettre au dĂ©tenu de prĂ©parer sa dĂ©fense, ce dernier a Ă©tĂ© jugĂ© par le tribunal d’Ă©vry ce mardi.

Pour rappel, ce jour-là, à l’ouverture de sa cellule, le détenu agé de 30 ans porte un coup de lame au visage du fonctionnaire, le coupant profondément de la tempe au menton. « On voyait l’intérieur de la mâchoire, il y avait du sang partout », rapporte un témoin. La victime a été conduite en urgence à l’hôpital. Et 15 jours d’incapacité totale de travail (ITT) lui ont été prescrits. Des séquelles physiques restent visibles encore aujourd’hui, quatre mois après les faits.

A l’audience, le détenu a essayé d’expliquer son geste fou : « j’étais en colère car on n’écoutait pas mes demandes. » Des justifications qui ne tiennent pas, puisque l’intéressé a été reçu par des officiers qui ont reçu ses doléances et mentionné des propos inquiétants puisqu’il leur annonçait déjà quelques semaines avant le 21 février avoir envie de s’en « prendre à un surveillant ».

Le surveillant qui a tenu lors de l’audience Ă  dĂ©crire Ă  nouveau la scène s’est montrĂ© très digne et calme. « Je vous pardonne », a-t-il glissĂ© au dĂ©tenu, transfĂ©rĂ© depuis Ă  la prison d’Osny (Val-d’Oise). « Trop choquĂ© par l’agression », martèlent ses collègues, le surveillant n’a toujours pas pu reprendre son travail.

Le détenu écope de huit ans de prison en audience correctionnelle.

Le Parisien