Seuls 41% des surveillant pĂ©nitentiaires ont pris leur service ce vendredi matin dans les prisons francophones, contre Ă  peine plus de 23% de leurs collègues flamands, selon l’administration pĂ©nitentiaire.

Les agents entament leur quatrième jour de grève contre la volontĂ© du gouvernement d’imposer un service minimum garanti dans les prisons en cas d’arrĂŞt de travail prolongĂ©.

La grogne des agents pĂ©nitentiaires est la plus palpable dans les prisons du nord du pays, oĂą les Ă©tablissements de Bruges, Gand, Hasselt, Louvain Central, Merksplas, Saint-Gilles, Turnhout et Wortel font face Ă  une rĂ©duction drastique d’effectifs, avec moins d’un quart du personnel prĂ©sent.

Neuf autres prisons flamandes tournent aussi au ralenti, avec moitié moins de gardiens que prévu.

En Wallonie, la grève se poursuit également. Les prisons les plus touchées sont celles de Jamioulx, Marche-en-Famenne et Leuze-en-Hainaut, qui doivent composer avec moins de la moitié de leurs agents.

Jeudi, les syndicats et le ministre de la Justice, Koens Geens, ne sont pas parvenus Ă  dĂ©gager d’accord au terme de leur rencontre censĂ©e apaiser les tensions. Un nouvel entretien est prĂ©vu mardi prochain, ce qui sera le point de dĂ©part de nĂ©gociations formelles, selon la CSC Services Publics.

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