Des femmes dĂ©tenues Ă  la maison d’arrĂȘt de Mulhouse dĂ©noncent leurs conditions de vie dans un communiquĂ© publiĂ© par l’Observatoire international des prisons.

Des murs qui s’effritent sous de multiples couches de peinture, du papier journal en guise de joints de fenĂȘtres, un dispositif d’aĂ©ration inexistant, … Les tĂ©moignages de dĂ©tenues adressĂ©s Ă  l’OIP dĂ©crivent des cellules insalubres et surpeuplĂ©es. «Si on veut se croiser, l’une de nous est obligĂ©e de rester assise. C’est invivable» dĂ©plore une dĂ©tenue.

Selon Jocelyn Defawe, de l’administration pĂ©nitentiaire, les problĂšmes Ă©voquĂ©s dans le communiquĂ© de l’OPI sont avant tout liĂ©s Ă  la vĂ©tustĂ© de la maison d’arrĂȘt, construite en 1860. «En trois ans, une enveloppe de plus de 600 000 euros a Ă©tĂ© investie par la Direction interrĂ©gionale des services pĂ©nitentiaires (DISP)» dĂ©fend-il.

La capacitĂ© d’accueil thĂ©orique de la maison d’arrĂȘt de Mulhouse, hommes et femmes confondus, est de 283 places. Au total, ce sont cependant plus de 500 lits qui y sont installĂ©s.
Le Figaro