Lutter contre l’exclusion des personnes dĂ©tenues en rupture avec l’écriture, leur faire retrouver le plaisir des mots : c’est l’objectif de ce troisième concours d’écriture. 207 dĂ©tenus – hommes, femmes, mineurs – de 26 Ă©tablissements Ă©taient engagĂ©s.

Virginie, l’enseignante de la maison d’arrĂŞt du Havre se souvient de ce père incarcĂ©rĂ© qui, lorsqu’il Ă©levait seul ses deux enfants, « leur envoyait chaque jour par tĂ©lĂ©phone la photo des aliments qu’ils devaient acheter. » Les difficultĂ©s sont identiques derrière les barreaux. « Celui qui ne sait ni lire ni Ă©crire dĂ©pend des autres dĂ©tenus pour tous ses courriers, ce qui complique les relations avec l’administration ou les proches »

Lassana, lui, a fait ses armes littéraires à Meaux, en deux ans seulement, à raison d’une poignée d’heures par semaine. « J’ai chopé le virus, se réjouit-il. Maintenant, tout ce qui se passe en détention, je l’écris. Quand j’ai la haine, je pose tout sur le papier, et ça va mieux.»

Quatre lauréats ont été sélectionnés par un jury d’enseignants, de journalistes et d’écrivains, dont la présentatrice Nathalie Renoux, ainsi que les auteurs Valérie Cuong Tong, Maxime Chattam et Rachid Santaki. Ce dernier, fondateur et lecteur de dictées géantes, en a réalisé dans chacun des établissements participant.Les quatre gagnants se verront remettre leur prix le mardi 26 juin à Fleury-Mérogis (Essonne).

Plus d’infos sur Le Parisien