Rue Henri-Martin à Tours, derrière les hauts vieux murs, la maison d’arrêt s’éveille. Il est 7 h ce mardi-là. L’heure de la relève pour les surveillants. Immersion.

A deux pas de la rue de l’Espérance, dès potron-minet, la lourde porte de la vieille maison d’arrêt s’ouvre lentement. Il n’est pas encore 7 h, mais déjà les surveillants de jour arrivent. C’est la fin du service de nuit, assuré par quatre surveillants, un gradé et un officier d’astreinte. Après le passage des consignes, le point sur les éventuels événements de la nuit et le comptage, la maison d’arrêt de Tours va progressivement s’animer. Les bruits de la détention résonner. « Ici, c’est une microsociété », constate le lieutenant Francomme, chef de la détention.