L’homme dĂ©tenu Ă  la maison d’arrĂŞt comparaissait devant le tribunal correctionnel de Caen pour des actes de cruautĂ© Ă  l’Ă©gard d’une quinzaine de chats.

Cet ingĂ©nieur, rĂ©putĂ© brillant, de 50 ans est rĂ©sumĂ© de la façon suivante par la procureure de la RĂ©publique de Caen Carole Étienne, « Le jour, il est cadre supĂ©rieur. La nuit rĂ©vèle son comportement de tortionnaire de chats », des faits « graves, prĂ©parĂ©s, multiples » qui relèvent « nĂ©cessairement d’un certain instinct de perversité ». Les faits se sont dĂ©roulĂ©s du 4 mai au 18 juin sur une quinzaine de chats dont trois ont dĂ» ĂŞtre euthanasiĂ©s.

Selon une expertise psychiatrique, ces faits « en rupture totale avec le comportement habituel » du prĂ©venu, peuvent ĂŞtre des effets secondaires d’un traitement, Requip, contre une maladie neurodĂ©gĂ©nĂ©rative, que l’homme a expliquĂ© prendre depuis quelques mois. l’homme a reconnu avoir « luxé » les pattes de chats qu’il repĂ©rait la nuit durant des insomnies dans les rues de l’agglomĂ©ration de Caen. L’enquĂŞte fait aussi Ă©tat de pattes cassĂ©es voire de mâchoires et de crocs cassĂ©s et de langues dĂ©chirĂ©es.

« Je regrette ce que j’ai fait. J’ai fait du mal Ă  des animaux, Ă  des familles. Je ne pensais pas causer autant de dĂ©gâts », a dĂ©clarĂ© le prĂ©venu. Le casier judiciaire de cet homme mariĂ©, qui a chez lui un chat et un chien qu’il ne maltraite pas, Ă©tait vierge jusqu’Ă  mercredi soir. Le prĂ©venu qui attirait les chats avec de la nourriture a expliquĂ© ne pas avoir osĂ© signaler ces faits Ă  son neurologue qui l’a interrogĂ© sur d’Ă©ventuels effets secondaires Ă©tranges.

Paris-Match