Selon des rapports Ă©crits par les surveillants dans le cadre de l’enquĂŞte interne diligentĂ©e par le ministère de la Justice, lors de l’Ă©vasion de RĂ©doine FaĂŻd, un surveillant a immĂ©diatement tentĂ© de joindre la police par le biais du tĂ©lĂ©phone d’urgence… celui-ci ne fonctionnait pas.

Le surveillant dĂ©cide d’aller chercher son tĂ©lĂ©phone personnel et appelle la police. Il explique qu’une Ă©vasion est en cours Ă  la prison de RĂ©au, par hĂ©licoptère. « Est-ce que c’est une blague? » lui rĂ©pond le policier qui va alors dĂ©cider de vĂ©rifier l’identitĂ© de son interlocuteur, en posant de multiples questions prĂ©cises : nom, prĂ©nom, date et lieu de naissance, adresse… MĂŞme chose lorsqu’un collègue du surveillant prendra le tĂ©lĂ©phone pour essayer de convaincre les policiers.

Finalement le commando repartira avec l’hĂ©licoptère et RĂ©doine FaĂŻd, une voiture de police finira par arriver « sans gyrophares » selon le personnel pĂ©nitentiaire. Un surveillant en poste au mirador avait Ă©galement tentĂ© de dĂ©clencher son alarme, qui ne fonctionnait pas non plus.Le JDD