Celui qui avait dĂ©frayĂ© la chronique lors de sa spectaculaire Ă©vasion de la maison d’arrĂŞt de Fresnes en Mars 2003, se trouvait Ă  quelques mètres, dans l’UnitĂ© de Vie Familiale voisine de celle de RĂ©douane FaĂŻd.

Dans les colonnes du Parisien on apprend selon des sources proches de l’enquĂŞte, « FaĂŻd aurait pu ĂŞtre tentĂ© de l’embarquer avec lui, Il ne l’a pas fait. »  « C’était mathĂ©matiquement impossible, complète une autre source. Le millimĂ©trage et le minutage de l’opĂ©ration commando visant Ă  emmener FaĂŻd ne laissaient pas la place Ă  la moindre improvisation. » L’hĂ©licoptère utilisĂ© pour l’opĂ©ration, une allouette 2, ne permet d’accueillir que le pilote et quatre passagers. Il Ă©tait alors dĂ©jĂ  au maximum de ses capacitĂ©s, chargĂ© des trois membres du commando, dont un rĂ©cupĂ©rĂ© lors d’une escale sur un terrain vague, puis de l’évadĂ©.

S’ils se connaissent, forcément, pour être détenus dans le même quartier maison centrale (QMC) de Réau, qui compte 28 places, Faïd et Ferrara n’ont officiellement jamais « travaillé » ensemble. « Il n’est pas impossible non plus que parmi les complices de Faïd, certains n’aient pas voulu faire un bout de chemin avec Nino Ferrara, pour des raisons qui leur seraient propres », avance cette source proche de l’enquête.

Toujours selon Le Parisien, en détention, Faïd côtoyait deux autres détenus, des voisins de cellule particulièrement sensibles : Youssouf Fofana condamné pour l’assassinat horrible d’Ilan Halimi, et Ayoub El-Khazzani, le terroriste du Thalys.