Le personnel de l’hĂ´pital BĂ©lair Ă  Charleville-MĂ©zières est trĂ©s choquĂ©s psychologiquement et pour certains d’entre eux physiquement.

En effet un dĂ©tenu ayant Ă©tĂ© extrait de la maison d’arrĂŞt de Charleville-MĂ©zières pour une hospitalisation d’ofiice (HO) est pris en charge par l’Ă©quipe soignante de l’hĂ´pital BĂ©lair. Dans les colonnes de l’Union, Patricia Schneider, directrice par intĂ©rim raconte « Deux voitures de police l’escortaient mais après son admission la police a quittĂ© les lieux. » Elle poursuit « Comme le protocole le requiert, il est reçu immĂ©diatement en entretien par le mĂ©decin et plusieurs soignants. Aucune visite n’est autorisĂ©e le jour mĂŞme pour les proches. »

Seulement la famille est dĂ©jĂ  prĂ©sente au sein de l’hĂ´pital et certains d’entre eux agressent verbalement les soignants. La directrice raconte alors « Le patient a alors explosĂ© et s’en est pris physiquement au mĂ©decin et aux soignants. » Le bilan est lourd puisque 5 personnels vont ĂŞtre blessĂ©s dont le docteur et seront admis aux urgence de l’hĂ´pital.

Une cellule psychologique a été mise en place, le personnel est trés choqué 22 personnels se trouvent en arrêt de travail jusqu’au 22 juillet.

Le procureur de la République a annoncé que le détenu devra être examiné par un expert. « Si son discernement était aboli au moment des faits, son irresponsabilité sera reconnue. En revanche, s’il est déclaré responsable de ses actes, il fera l’objet d’une garde à vue en vue de son procès ».

 

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