Dans les prisons d’Occitanie, qui accueillent surtout des dĂ©tenus de droit commun susceptibles d’ĂŞtre radicalisĂ©s (DCSR), le nombre de personnes chargĂ©s du renseignement a Ă©tĂ© multipliĂ© par dix.

StĂ©phane Scotto, ex-directeur de la prison de Fresnes et actuel directeur interrĂ©gional des services pĂ©nitentiaires de Toulouse dĂ©clare dans les colonnes de La DĂ©pĂŞche : «Depuis 2016, la loi reconnaĂ®t l’administration pĂ©nitentiaire comme service de renseignement Ă  part entière». Ainsi, l’administration pĂ©nitentiaire veille chaque semaine Ă  mettre Ă  jour avec d’autres services les fiches des dĂ©tenus sortants et libĂ©rables pour que les services de police ou de gendarmerie puissent prendre en charge et suivre ces publics. Un groupe d’Ă©valuation dĂ©partementale, sous l’Ă©gide du prĂ©fet, fait le point rĂ©gulièrement sur les profils des entrants et des sortants.

Les tentatives de prosĂ©lytisme sont difficiles Ă  repĂ©rer en prison parce qu’on a affaire Ă  des dĂ©tenus de plus en plus malins qui ne portent plus la barbe. Pour les dĂ©tenus radicalisĂ©s, un objectif de 1 500 places, amĂ©nagĂ©s en «zone Ă©tanche» dans près de 80 prisons, a Ă©tĂ© fixĂ©. Seysses en fait parti, malgrĂ© sa surpopulation, 1000 dĂ©tenus pour 700 places…