Le 11 juillet dernier, Ă  la maison centrale de Saint-Maur, une fouille est organisĂ©e dans la cellule d’un homme condamnĂ© Ă  vingt-trois ans de rĂ©clusion criminelle pour meurtre .  Très vite, les surveillants y dĂ©couvrent ce qu’ils appellent une « clĂ© de sĂ©curité » – aussi dĂ©signĂ©e sous le vocable de « clĂ© d’aumĂ´nier » –, qui permet, en cas de crise ou d’incident grave, de franchir rapidement les diffĂ©rentes portes au sein d’un Ă©tablissement pĂ©nitentiaire. Une arme blanche de confection artisanale aurait Ă©galement Ă©tĂ© retrouvĂ©e dans la mĂŞme cellule.

InterrogĂ© l’homme affirmera avoir trouvĂ© la clĂ© sur le terrain de sport et l’avoir ramenĂ© dans sa cellule puis de l’avoir oubliĂ©. La direction de l’administration pĂ©nitentiaire indique que « la personne dĂ©tenue ayant subtilisĂ© la clĂ© de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© placĂ©e au quartier d’isolement le jour mĂŞme de la dĂ©couverte de cette possession ».

Dans les colonnes du Point on y apprends Ă©galement que deux jours plus tard, le 13 juillet, la fouille d’une autre cellule a permis de nouvelles dĂ©couvertes. Un tĂ©lĂ©phone portable, une clĂ© 4G et une oreillette Bluetooth auraient Ă©tĂ© retrouvĂ©s dans la cellule d’un certain Kassoum D. Toujours selon Le Point, plusieurs courriers attestant d’« une relation intime » avec une conseillère pĂ©nitentiaire chargĂ©e de sa rĂ©insertion auraient Ă©tĂ© retrouvĂ©s dans sa cellule. La fonctionnaire rapidement identifiĂ©e, a Ă©tĂ© placĂ©e en garde Ă  vue dès la dĂ©couverte de ces lettres, le 13 juillet, avant d’ĂŞtre mise en examen puis placĂ©e sous contrĂ´le judiciaire. Elle a aussi Ă©tĂ© suspendue de ses fonctions pour une durĂ©e de quatre mois.