Manque de moyens humains, cellules surpeuplĂ©es, dĂ©faillances en termes de sĂ©curitĂ©, les agents de la maison d’arrĂŞt d’Épinal n’en peuvent plus. 

Épinal n’est pas l’établissement le plus impactĂ© par ces problèmes, il atteint tout de mĂŞme ses limites dans de nombreux domaines, notamment au niveau du quartier femmes et mineures.  « Les surveillantes sont vraiment Ă  bout. Elles n’en peuvent plus », affirme Fadila Doukhi, dĂ©lĂ©guĂ©e rĂ©gionale FO pĂ©nitentiaire. D’après la reprĂ©sentante syndicale, le mal-ĂŞtre au travail est si palpable que toutes les surveillantes (cinq au total) ont sollicitĂ© un rendez-vous avec la psychologue du personnel. Elle prĂ©cise Ă©galement que les surveillantes ne sont que deux par Ă©quipe et Ă©voque les profils trĂ©s diffĂ©rents et complexes des dĂ©tenues incarcĂ©rĂ©es dans l’Ă©tablissement.

Il y a entre autre Christine Rivière, alias « Mamie Djihad », condamnée à 10 ans de prison pour s’être rendue trois fois en Syrie entre 2013 et 2014,  l’adolescente mise en examen dans l’assassinat du jeune Kevin, poignardé à mort dans un parc à Mourmelon-le-Grand début juin ou encore une détenue qualifiée de « schizophrène bipolaire ». Ce qui demande, une nouvelle fois, une attention toute particulière.

La direction interrĂ©gionale affirme ĂŞtre « attentif Ă  cette situation effectivement signalĂ©e par la direction de l’établissement », la direction prĂ©cise que la psychologue se dĂ©placera pour soutenir les agents en souffrance… Vosges Matin