Un dĂ©tenu de la maison d’arrĂȘt de BĂ©thune a Ă©crit au prĂ©sident de la RĂ©publique, Emmanuel Macron et Ă  la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour dĂ©noncer les conditions d’hygiĂšne de la prison.

Dans ce courrier adressĂ© Ă©galement au journal La voix du Nord, l’homme dĂ©taille ses conditions de dĂ©tention.

La situation dans laquelle nous vivons est insupportable, nous vivons dans une cellule de 9 m2 pour trois détenus.

En février la prison de Béthune accueillait 302 détenus pour 180 places.

La cellule a des traces de moisissures, de champignons et d’humiditĂ© sur les murs, il n’y a pas de ventilation pour le renouvĂšlement de l’air. de plus nous sommes envahis par les puces.

Le détenu affirme avoir constaté plus de soixante piqûres de puces sur le corps de son codétenu.

Nous n’arrĂȘtons pas de nous grater.

Mais son Ă©crit ne s’arrĂȘte pas lĂ , l’homme se plaint Ă©galement des douches de la prison.

Les douches sont dĂ©labrĂ©es. Il y a de la moisissure sur les murs, des crottes de pigeons et ceux-ci ont mĂȘme fait un nid. On ne peut pas se doucher Ă  plusieurs car il n’y a pas de pression d’eau et on ne peut pas y rester sans se brĂ»ler.

Le dĂ©tenu souhaite dĂ©poser plainte contre la maison d’arrĂȘt de BĂ©thune pour « atteinte Ă  la dignitĂ© humaine ».

Nous sommes certes des personnes dĂ©tenus mais nous ne sommes pas des animaux. Tous les dĂ©tenus ne sont pas forcĂ©ment des meurtriers ou des violeurs. Nous estimons avoir le droit d’avoir une hygiĂšne de vie plus Saine.

La maison d’arrĂȘt accueille les prĂ©venus qui attendent leur procĂšs mais aussi les hommes condamnĂ©s Ă  des peines infĂ©rieures Ă  deux ans de prison ferme. Construire en 1895, elle devait fermer mais le projet a Ă©tĂ© abandonnĂ© sous le mandat de François Hollande.

Une future construction est évoquée sur la commune de Saint-Laurent-Blangy.