Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, 10 hommes et 1 femme ont mis fin Ă  leurs jours Ă  la maison d’arrĂŞt de Fleury-MĂ©rogis, soit plus que les deux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

Adeline Hazan, contrôleure générale des lieux de privations de liberté dénonce les suicides en mettant en cause la surpopulation carcérale, le manque de psychologues ou encore des surveillants inexpérimentés.

La contrĂ´leure gĂ©nĂ©rale constate Ă©galement l’Ă©tat d’insalubritĂ© de certaines prisons qui contribue au « choc carcĂ©ral » ressenti par les dĂ©tenus en dĂ©but de peine.

Le traitement rĂ©servĂ© aux dĂ©tenus suicidaires pose Ă©galement problème. La procĂ©dure est la suivante, dès qu’un dĂ©tenu est repĂ©rĂ© comme suicidaire, il est mis Ă  l’isolement pour le protĂ©ger et pour vĂ©rifier qu’il ne se suicide pas, il est rĂ©veillĂ© au moins quatre fois par nuit, dĂ©clare Mme Hazan.

Elle conclut en demandant au gouvernement d’avoir le courage de prendre des dĂ©cisions pour rendre les prisons humaines, oĂą les droits des dĂ©tenus sont respectĂ©s. Europe1