En deux mois, les établissements pénitentiaires ont connu une accumulation défaillances.

Tout commence le 1er juillet, avec la spectaculaire Ă©vasion de Redoine FaĂŻd. La scène n’aura durĂ© que dix minutes, mais cette journĂ©e restera Ă  jamais gravĂ©e dans la tĂŞte des surveillants sur place. Deux hommes armĂ©s de kalachnikovs se posent dans la cour d’honneur de la prison de RĂ©au Ă  l’aide d’un hĂ©licoptère, dĂ©coupent Ă  la disqueuse plusieurs portes afin d’extraire, depuis les parloirs, le dĂ©tenu le plus surveillĂ© de France. Ils repartiront Ă  bord de l’hĂ©licoptère. La scène sera filmĂ©e par un dĂ©tenu de la prison.

Un mois plus tard, deux frères parviennent Ă  s’Ă©chapper de la prison de Colmar. Les hommes Ă©taient passĂ©s par la toiture. Ils seront arrĂŞtĂ©s deux jours plus tard.

Le mĂŞme jour, une infirmière est retenue en otage par un dĂ©tenu rĂ©clamant un transfert. La prise d’otage durera 3h dans la prison de Salon-de-Provence.

Le 5 aoĂ»t c’est une tentative d’homicide qui se produira Ă  NĂ®mes . Ă€ l’ouverture de la cellule, le dĂ©tenu va se jeter sur le surveillant avec une lame de rasoir. L’agent sera touchĂ© au cou. La lame passera Ă  quelques millimètres de la carotide. Le surveillant, très choquĂ© s’en sortira avec 11 points de suture.

Cinq jours plus tard, un dĂ©tenu de la prison de Liancourt tentera Ă©galement d’Ă©gorger un surveillant. Mais l’agent rĂ©ussira Ă  esquiver le coup.

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