« Les détenus comprennent qu’ils sont traités comme des animaux (…) Les prisons américaines sont des zones de guerre (…) C’est, pour certains d’entre nous, comme si nous étions déjà morts. Qu’avons-nous donc à perdre ? », dénonce dans un communiqué le collectif de détenus Jailhouse Lawyers Speak, à l’origine du mouvement.

Les détenus sont soutenus par plusieurs associations de défense des droits civiques, le collectif a établi une liste de dix demandes dont « l’amélioration immédiate des conditions » de détention, le droit de vote pour l’ensemble des détenus ou « la fin de l’esclavage en prison ».

De nombreux détenus américains sont contraints de travailler en prison, cuisine, ménage, tonte de la pelouse, etc,  pour des salaires dérisoires. Le 13e amendement de la Constitution des États-Unis a aboli l’esclavage, à une exception : « comme châtiment d’un crime pour lequel la partie aura été dûment condamnée ».

Les détenus sont invités dans l’ensemble du pays à arrêter de travailler, à engager des grèves de la faim et à participer à des sit-ins pacifiques.

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