L’administration Trump envisage de remettre en activité le centre de détention de Guantanamo Bay, à Cuba. Alors que seulement quarante détenus demeurent dans la prison à haute sécurité, des djihadistes de l’Etat Islamique pourraient être emprisonnés sur l’île.

La prison de Guantanamo, un dossier compromettant

Ouverte en 2002 sous la présidence de Georges W. Bush, suite aux attentats du 11 septembre 2001, le centre de détention de Guantanamo multiplie les controverses. D’une capacité de 780 prisonniers, le centre de détention militaire n’a pas accueillir de nouveaux arrivants depuis dix ans. Durant ses deux mandats, Barack Obama souhaitait procéder à la fermeture de la prison, accusée de tortures physiques. Soupçonnée de centre de recrutement massif pour les actions terroristes, Obama désirait proposer un plan de fermeture de ce point d’emprisonnement « que le monde condamne et que les terroristes utilisent pour recruter« .

Debi Cornwall, “Smoke Break, Camp America, US Naval Station, Guantanamo Bay, Cuba”

De nouveaux détenus envoyés par l’administration Trump

Sous la présidence de Donald Trump, la prison de Cuba pourrait à nouveau accueillir des détenus djihadistes de l’Etat Islamique. Alors que seulement quarante détenus sont encore enfermés entre quatres murs sur l’île, l’administration américaine envisage de repeupler le lieu de combattants étrangers de « grande valeur » (capturés en Irak et en Syrie) pour une durée indéterminée. Les prisonniers moins importants, que les pays d’origine ne souhaitent pas prendre en charge, seraient ainsi rapatriés dans une prison irakienne. L’information dévoilée le 30 août par la chaîne NBC, n’est pas bien reçue par les élus démocrates et les militants des droits de l’Homme. Pour ces derniers, ce transfert hasardeux devrait être précédé par un vrai traitement judiciaire devant la cour fédérale. Lire la suite