MalgrĂ© la volontĂ© du gouvernement de recruter des surveillant(e)s pĂ©nitentiaires, notamment la crĂ©ation de 1.100 emplois supplĂ©mentaires sur 4 ans, le mĂ©tier n’attire pas. 

Lors d’une session organisĂ©e le 17 janvier dernier, 170 candidats devaient passer le concours Ă  Brest. Pourtant, le jour de l’Ă©preuve, seuls 69 candidats se sont prĂ©sentĂ©s. 1.400 Ă  1.500 Ă©lèves devraient ĂŞtre recrutĂ©s chaque annĂ©e mais dans les faits on atteint pĂ©niblement la moitiĂ© de ce chiffre.

Pour devenir surveillant pĂ©nitentiaire, il faut se prĂ©senter au concours proposĂ© par le ministère de la Justice. Il faut avoir entre 19 et 42 ans. DiffĂ©rentes Ă©preuves sont proposĂ©es : test de logique, sĂ©ries de questions sur l’histoire de France, la gĂ©ographie, l’actualitĂ©, une Ă©preuve sportive et une Ă©preuve orale. Les agents reçus partent en formation huit mois Ă  l’Ă©cole nationale d’administration pĂ©nitentiaire (Enap) Ă  Agen (Lot-et-Garonne). Une formation rĂ©munĂ©rĂ©e 1.200 euros net par mois. Puis les fonctionnaires touchent 1.567 euros net mensuel au moment de la première prise de fonction.(Sans compter les nuits et les heures supplĂ©mentaires.)

DiffĂ©rentes raisons expliquent la non-attractivitĂ© de la profession. La surpopulation carcĂ©rale qui crĂ©e de nombreuses tensions dans une grande partie des Ă©tablissements pĂ©nitentiaires. L’insalubritĂ© de certaines prisons rebute Ă©galement les candidats. Une autre explication est Ă  trouver du cĂ´tĂ© de l’image de la profession auprès de l’opinion publique. On rĂŞve de devenir pompier ou policier, pas surveillant de prison. Les surveillants pointent un mĂ©tier plus complexe et plus riche qu’il n’en a l’air, oĂą la psychologie joue un rĂ´le majeur. Marianne