Aux Etats-Unis, s’achève ce dimanche 9 septembre une grève dans les prisons amĂ©ricaines qui a dĂ©butĂ© le 21 aoĂ»t dernier. Les dĂ©tenus mobilisĂ©s ont arrĂŞtĂ© de travailler, certains ont engagĂ© des grèves de la faim et des sit-in pacifiques. A l’extĂ©rieur des pĂ©nitenciers, des associations dĂ©nonçant les conditions de vie et de travail des prisonniers, ont Ă©galement organisĂ© des manifestations.

« Les dĂ©tenus comprennent qu’ils sont traitĂ©s comme des animaux (…) Les prisons amĂ©ricaines sont des zones de guerre (…) C’est, pour certains d’entre nous, comme si nous Ă©tions dĂ©jĂ  morts. Qu’avons-nous donc Ă  perdre ? », dĂ©nonçait dans son communiquĂ© du 21 aoĂ»t le collectif de dĂ©tenus Jailhouse Lawyers Speak, Ă  l’origine du mouvement.

Soutenu par plusieurs associations de dĂ©fense des droits civiques, le collectif a Ă©tabli une liste de dix demandes dont « l’amĂ©lioration immĂ©diate des conditions » de dĂ©tention, le droit de vote pour l’ensemble des dĂ©tenus ou « la fin de l’esclavage en prison ».

Salaire de misère

De nombreux dĂ©tenus amĂ©ricains sont contraints de travailler en prison – cuisine, mĂ©nage, tonte de la pelouse, etc- pour des salaires dĂ©risoires. Un enjeu central du mouvement, explique JoĂ«l Charbit, docteur en sociologie de l’UniversitĂ© Lille 1 dont les travaux actuels portent sur l’histoire comparĂ©e des systèmes carcĂ©raux français et amĂ©ricains.

« Les organisateurs de la grève ont Ă  plusieurs reprises…Lire la suite