L’avocat Philippe-Henry Honegger dĂ©plore que le « plan pauvreté » d’Emmanuel Macron oublie de prendre en compte la problĂ©matique des personnes incarcĂ©rĂ©es en situation de grande prĂ©caritĂ©. 

Il explique qu’il existe en rĂ©alitĂ© un lien très fort non pas entre la pauvretĂ© et la criminalitĂ©, mais entre la pauvretĂ© et l’incarcĂ©ration. Pour lui entre deux personnes condamnĂ©es pour une mĂŞme infraction, celle qui n’aura ni emploi ni logement court un risque nettement plus grand de se retrouver incarcĂ©rĂ©e. Sauf que ceux qui n’en avaient pas en entrant ont encore moins de chances d’en trouver en sortant. On comprend pourquoi, Ă  leur sortie, le taux de rĂ©cidive est tellement important. C’est lĂ  une des aberrations de notre système judiciaire. Et le plan pauvretĂ© proposĂ© par le gouvernement ne semble pas prendre la mesure de cet enjeu majeur.

L’avocat explique que la prison coĂ»te dĂ©jà 100 euros par jour et par personne. Autant investir cet argent pour leur rĂ©insertion Ă  l’extĂ©rieur plutĂ´t que pour leur dĂ©sinsertion en prison.  Mais aujourd’hui, au lieu de leur offrir encore plus de formation, d’accompagnement vers l’emploi, de facilitĂ© pour se loger Ă  la sortie, on leur en donne le moins possible, les entassant dans de minuscules cellules vingt-deux heures par jour, sans aucune activitĂ© ni aucun espoir de trouver une situation meilleure Ă  leur sortie. Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© de l’entretien sur Le Point