Que se passe-t-il dans le bâtiment B, l’un des trois du centre pĂ©nitentiaire de Liancourt ? L’ambiance y serait des plus mauvaises et les agressions s’y succèdent depuis l’Ă©tĂ©. 

Trois dĂ©tenus ont comparu devant le tribunal de Beauvais pour des agression sur des surveillants. Le dernier affirme avoir voulu ĂŞtre placĂ© au « mitard » pour ĂŞtre sĂ©parĂ© des autres dĂ©tenus ainsi que des surveillants qu’il dit « haĂŻr ». Pour le maĂ®triser, l’un des fonctionnaires sera sĂ©rieusement blessĂ© au genou.

D’ailleurs le lendemain de cet incident avec ce dĂ©tenu, un dĂ©but d’Ă©meute s’est dĂ©roulĂ©e au sein de la prison, l’intervention des Éris a Ă©tĂ© nĂ©cessaire afin de rĂ©intĂ©grer une cinquantaine de dĂ©tenus.

Plusieurs facteurs expliqueraient ces difficultĂ©s. Le manque de personnel, tout d’abord. Sur 189 postes programmĂ©s, 45 sont restĂ©s vacants, faute de candidats. Selon un responsable syndicale qui s’exprime dans le courrier picard, « Nous avons Ă  gĂ©rer des profils variĂ©s, du petit caĂŻd aux trafiquants de drogue en passant par des dĂ©tenus radicalisĂ©s. Il faut s’adapter Ă  chaque fois. Travailler avec des ĂŞtres humains n’est pas Ă©vident ». La prison de Liancourt est devenu un centre de dĂ©tention, une prison qui accueille les condamnĂ©s effectuant une peine de plus de deux ans. « Depuis, on rĂ©cupère des dĂ©tenus de rĂ©gion parisienne, difficiles ».