Le centre de détention de Casabianda est la seule prison ouverte de France. 

Dans les colonnes de Corse matin on apprend que l’Ă©tablissement bĂ©nificie depuis plusieurs annĂ©es d’un surnom, « le club Med des pointeurs » en rĂ©fĂ©rence aux pĂ©dophiles majoritaire dans la prison. Les dĂ©tenus sont presque en libertĂ©. Certains ont des chats de compagnie qui rentrent et sortent, librement eux aussi, des cellules par des chatières. Un surveillant explique « Le centre compte une exploitation agricole oĂą les prisonniers sont prĂ©sents de manière quotidienne. Ils cultivent, font de l’Ă©levage et sont payĂ©s. Les seules plaintes que l’on entend portent simplement sur les salaires ».

Lorsque les dĂ©tenus terminent leur journĂ©e de travail, ils peuvent se dĂ©tendre soit en bord de mer près d’une canne Ă  pĂŞche, soit dans une cellule entièrement Ă©quipĂ©e (tĂ©lĂ©vision, radio, machine Ă  cafĂ©…). Si la prison de Casabianda se prĂ©sente comme un modèle, elle a nĂ©anmoins dĂ» faire face Ă  deux incidents cet Ă©tĂ©. Le premier, une Ă©vasion, dont le but du dĂ©tenu Ă©tait, d’après une source proche de l’enquĂŞte , de se suicider. Le deuxième, un prisonnier en permission dans la ville de Saint-Étienne, qui ne s’est pas prĂ©sentĂ© et a Ă©tĂ© considĂ©rĂ©, suivant la procĂ©dure, comme « évadé ».