Le 31 juillet dernier, un détenu de la prison de Salon-de-Provence avait retenu en otage une infirmière psychiatrique pendant trois longues heures.

La victime, Catherine Mary, infirmière psychiatrique depuis 31 ans est encore toute tremblante Ă  la barre du tribunal correctionnel d’Aix.

Le dĂ©tenu lui, malgrĂ© la gravitĂ© des faits est très arrogant: « heureusement qu’elle est tombĂ©e sur moi » lance Oualid Mezaoui.

« Ah oui, c’est une chance pour elle d’avoir Ă©tĂ© retenu en otage avec vous », ironise le juge.

Ce jour-lĂ , Oualid, qui attend un transfert depuis de longues semaines apprend qu’un dĂ©tenu venant d’arriver Ă  dĂ©jĂ  obtenu le sien. Il s’en va alors voir le mĂ©decin psychiatre, qui le reçoit entre deux rendez-vous Ă  15 h.Dans le bureau, le dĂ©tenu demande au mĂ©decin et Ă  l’infirmière de trouver une solution pour son transfert, sinon il allait le faire lui-mĂŞme.

Devant la pression qui commençait Ă  monter, le mĂ©decin a voulu Ă©courter la consultation en se dirigeant vers la sortie du bureau avec le dĂ©tenu. Mais l’homme va pousser le mĂ©decin vers l’extĂ©rieur et refermer la porte, se trouvant ainsi, seul avec l’infirmière.

AussitĂ´t l’alarme est dĂ©clenchĂ©e et les forces de l’ordre son prĂ©venu. Pendant ce temps, c’est le dĂ©but de l’enfer pour Catherine Mary.

Le dĂ©tenu sort de son caleçon une arme de confection artisanale Ă©quipĂ©e de lames de rasoir et menace l’infirmière. « Ne bouge pas oĂą je te saigne » lui dit-il Ă  plusieurs reprises, arme sous la gorge.

Après trois heures de prise d’otage, les ERIS parviendront Ă  maĂ®triser l’individu sans faire de blessĂ©.

Le tribunal a condamné Oualid Mezaoui à une peine de six ans de prison. La provence