C’est la troisième fois en six mois que ces faits se produisent, des dĂ©tenus mineurs rĂ©ussissent Ă  dĂ©truire les murs des cellules de leur quartier, cette fois il voulait aller frapper un autre dĂ©tenu. 

Il est un peu plus de 22 heures ce mardi, explique HervĂ© Segaud, dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional FO PĂ©nitentiaire, aux Ă©quipes de France3, quand un dĂ©tenu mineur de la maison d’arrĂŞt de Grasse, appelle la gendarmerie de Nice pour l’informer de faits anormaux au sein de l’Ă©tablissement. Les militaires appellent la police de Nice qui prĂ©vient celle de Grasse, laquelle contacte la maison  d’arrĂŞt. Les murs de 4 cellules vont ĂŞtre dĂ©truits, pour se faire les dĂ©tenus ont descellé une table pour s’en servir comme bĂ©lier, ce qui permet de retirer les parpaings un Ă  un.

Pour les syndicats, la visite de la Ministre de la Justice Nicole Belloubet le 29 juin dernier n’a rien changĂ© et le syndicat ne comprend pas l’immobilisme de l’administration. Les murs n’ont pas Ă©tĂ© consolidĂ©s, des tĂ©lĂ©phones circulent toujours dans la maison d’arrĂŞt et les dĂ©tenus dans leur cellule ne sont pas en sĂ©curitĂ©.