Depuis qu’un premier dĂ©tenu a parlĂ©, les langues se sont dĂ©liĂ©es pour raconter ce qui se passe derrière les murs de la prison de Metz-Queuleu.

La nuit, les portes de cellule s’ouvrent brutalement, des hommes y rentrent et frappent des dĂ©tenus pourtant placĂ©s en secteur protĂ©gĂ©. Les dĂ©tenus ciblĂ©s sont gĂ©nĂ©ralement en dĂ©tention pour des actes Ă  connotation sexuelle.

D’autres dĂ©tenus osent aujourd’hui briser la loi du silence mais un nouveau tĂ©moignage, cette fois-ci d’un surveillant pĂ©nitentiaire souhaitant rester anonyme viens s’ajouter Ă  la liste.

Il a Ă©crit Ă  l’Observatoire international des prisons.

« On sait que ces règlements de comptes ont lieu, tout le monde le sait ». « Depuis un peu plus de trois ans, l’ambiance ? C’est l’horreur ».

Le surveillant reconnaĂ®t que « des Ă©quipes de surveillants ouvrent les portes pour laisser des dĂ©tenus en frapper d’autres ».

Un autre agent confirme, « les victimes n’ont pas le droit de voir le service mĂ©dical. Certains dĂ©tenus auxiliaires leur jettent la nourriture en pleine tĂŞte. Ils sont traitĂ©s comme des chiens. Parfois je ne sais pas qui dirige la coursive, les surveillants ou certains dĂ©tenus.

L’administration qui ne souhaite faire aucun commentaire sur cette situation a prĂ©sentĂ© certains faits au parquet de Metz. Le RĂ©publicain Lorrain.