Le ministère de la Justice préconise de laisser les détenus hospitalisés “sans surveillance” si les policiers ne viennent pas au bout de trois heures. 

Dans une circulaire adressée aux directeurs interrégionaux des services pénitentiaires, le directeur de l’administration pénitentiaire a créé une polémique et provoqué la colère des syndicats de police. Dans cette note que Valeurs actuelles a pu consultée, intitulée « procédure à suivre pour requérir une garde statique lors de l’hospitalisation d’une personne détenue », le haut fonctionnaire indique une marche à suivre dénuée de tout principe de réalité.

Voici les consignes. Dès la rĂ©ception du certificat d’hospitalisation, le chef d’établissement pĂ©nitentiaire doit faire parvenir « une demande Ă©crite de garde statique » Ă  la prĂ©fecture du dĂ©partement en lui fournissant « tous les renseignements utiles» permettant d’organiser la « garde du dĂ©tenu ». « En cas de rĂ©ponse nĂ©gative ou d’absence de rĂ©ponse dans le dĂ©lai d’une heure », une nouvelle demande doit ĂŞtre adressĂ©e Ă  la prĂ©fecture, prĂ©cisant « l’heure Ă  partir de laquelle les personnels pĂ©nitentiaires quitteront les lieux et laisseront donc la personne dĂ©tenue sans surveillance ». Ayant pris connaissance de cette circulaire, le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), s’est fendu d’un courrier Ă  l’attention du premier ministre… Affaire Ă  suivre…. Plus d’infos sur Valeurs actuelles