Un dĂ©tenu du centre pĂ©nitentaire de Metz, a Ă©tĂ© jugĂ© en comparution immĂ©diate ce lundi, pour possession d’un tĂ©lĂ©phone portable en dĂ©tention. 

L’homme n’a pas niĂ© les faits, « Je suis Ă  600 km de chez moi, je n’ai pas de parloir. Je sais que je prenais un risque et je suis lĂ  pour l’assumer ». Le tribunal correctionnel de Metz le condamne Ă  six mois de prison supplĂ©mentaire. Son avocat ne comprend pas. Il a dans un premier temps demandĂ© la nullitĂ© de la procĂ©dure. « Parce que, contrairement Ă  la loi, le parquet n’a pas pu recueillir les dĂ©clarations du prĂ©venu car il comparaissait alors sans l’assistance d’un avocat. On lui a donc juste imposĂ© le droit de se taire. »

Pourquoi un tel acharnement ? Le prévenu a été suspecté dans l’affaire de la tentative d’attentat de la cathédrale de Strasbourg. « Affaire dans laquelle ils ont cherché, cherché, cherché et n’ont rien trouvé. Il a totalement été mis hors de cause pour des faits de terrorisme », rappelle son avocat, « le cauchemar continue. On le soupçonne toujours d’être un terroriste ». Ce dernier a déjà annoncé qu’il allait faire appel de cette décision. Le Républicain Lorrain