đŸ‡«đŸ‡· Les sanctions contre les surveillants pĂ©nitentiaires sont elles lĂ©gales ?

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Plusieurs organisations syndicales dénoncent depuis des mois le traitement réservé à certains surveillants. 

Suite Ă  la mobilisation du mois de janvier, l’Administration aurait requalifiĂ© des arrĂȘts maladie et des agents auraient subi des retenues sur salaire qu’ils estiment injustifiĂ©es. Au centre de dĂ©tention de Bapaume comme Ă  la maison d’arrĂȘt d’Arras, les sanctions tombent : de quelques jours de mise Ă  pied aux retenues sur salaire (jusqu’à 1 000 € pour un officier surveillant de Bapaume). Mais pas seulement


« Les retenues sur salaire sont normales. Ce qu’on conteste, c’est la remise en cause des arrĂȘts de travail par l’administration », explique Étienne Merlin, conseiller pĂ©nitentiaire et syndicaliste. À la suite du conflit, des agents ont vu leur arrĂȘt de travail pour maladie transformĂ© par leur direction en absence injustifiĂ©e, affirment les syndicats. Ils ont donc subi une retenue sur leur salaire. Ils contestent la mesure par l’intermĂ©diaire du ComitĂ© hygiĂšne santĂ© et conditions de travail ministĂ©riel (CHSCTD 62). Selon Martine Kempa, reprĂ©sentante CHSCTD 62 « Nous avons interpellĂ© l’ensemble des acteurs (administratifs, pĂ©nitentiaires, ministĂ©riels, mĂ©dicaux), aucun n’a donnĂ© d’explication ».

L’instance dĂ©nonce « l’illĂ©gitimitĂ© de la rĂ©interprĂ©tation des arrĂȘts maladie par l’administration pĂ©nitentiaire ». Le 18 juin, un appel Ă  la ministre de la Justice (et prĂ©sidente du CHSTCM), a Ă©tĂ© lancĂ©. Il est toujours sans rĂ©ponse. La Voix du Nord