đŸ‡«đŸ‡· ERIS : AprĂšs une chute de 11 mĂštres et 25 fractures, le surveillant est un miraculĂ©

Renaud.W est un miraculĂ©. GriĂšvement blessĂ© lors d’un exercice au sein d’une unitĂ© des ERIS (Équipes RĂ©gionales d’Intervention et de SĂ©curitĂ©).

ÂgĂ© de 29 ans, ce surveillant pĂ©nitentiaire a frĂŽlĂ© la mort le 3 fĂ©vrier 2017 lors d’un entraĂźnement sur le site de l’ancienne manufacture de tabacs de Strasbourg. Alors qu’il effectuait une descente en rappel, la corde a cĂ©dĂ©. Il fera une chute de 11 mĂštres.

Conduit en urgence Ă  l’hĂŽpital, Renaud s’en sortira avec 25 fractures, aux pieds, poignets et surtout au niveau de la tĂȘte. Son nez est enfoncĂ©, son front aussi. Il faudra l’opĂ©rer en urgence. Lui ouvrir le crĂąne d’une oreille Ă  une autre, afin de lui mettre une plaque mĂ©tallique.

Renaud a atterri sur ses pieds, puis son visage a heurtĂ© le sol. C’est sans doute ce qui lui a sauvĂ© la vie selon les mĂ©decins. Deux ans aprĂšs l’accident, il ne garde qu’une sĂ©quelle majeure de sa chute : il boite de la jambe gauche. Mais les blessures les plus profondes sont mentales. Son stress post-traumatique qui l’empĂȘche de reprendre le travail. Il fait rĂ©guliĂšrement des cauchemars durant lesquels il tombe dans le vide.

Renaud a surtout le sentiment d’avoir Ă©tĂ© lĂącher par son administration. Il n’y a eu aucune enquĂȘte interne pour tenter de comprendre pourquoi l’accident a eu lieu. Seul la justice a menĂ© une enquĂȘte qui s’est soldĂ© par un classement sans suite. L’avocat du surveillant dĂ©nonce pourtant plusieurs manquements aux rĂšgles de sĂ©curitĂ©.

Plusieurs tĂ©moins ont indiquĂ© que le moniteur en charge de la descente en rappel n’aurait pas voulu que ses hommes mettent les casques. Par ailleurs le point d’ancrage de la corde Ă©tait dĂ©calĂ© par rapport Ă  la descente. De plus, aucune protection n’avait Ă©tĂ© installĂ©e sur le rebord de fenĂȘtre qui s’est avĂ©rĂ©e coupant et a cisaillĂ© la corde.

Une plainte va ĂȘtre dĂ©posĂ©e auprĂšs d’un juge d’instruction de Strasbourg afin de relancer les investigations. L’Est RĂ©publicain