🇫🇷 Kamel Daoudi, jugĂ© pour la violation de son assignation Ă  rĂ©sidence, ne peut ĂŞtre expulsĂ© vers l’AlgĂ©rie

Kamel Daoudi, un Algérien de 44 ans condamné pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» sera jugé pour la violation de son assignation à résidence, notamment deux retards de pointage à la gendarmerie. 

ArrĂŞtĂ© en septembre 2001 après un voyage de quatre mois en Afghanistan, Kamel Daoudi entretenait alors des liens avec Djamel Beghal, figure du djihadisme international et l’un des « lieutenants de Ben Laden ». AssignĂ© Ă  rĂ©sidence depuis 10 ans et 7 mois, on lui reproche un retard de 50 minutes Ă  l’un de ses trois pointages quotidiens en gendarmerie et un second de 31 minutes liĂ© au couvre-feu que l’homme doit respecter chaque soir Ă  partir de 21 heures. SoupçonnĂ© d’avoir prĂ©parĂ© un attentat contre l’ambassade des États-Unis Ă  Paris il a Ă©tĂ© condamnĂ© en 2005, et en appel, Ă  six ans de prison ferme pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et Ă  une interdiction dĂ©finitive du territoire.

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DĂ©chu de sa nationalitĂ© française, Kamel Daoudi ne peut toutefois ĂŞtre expulsĂ© vers l’AlgĂ©rie. La Cour europĂ©enne des droits de l’Homme (CEDH) l’a formellement interdit en 2008 au regard des risques de torture encourus dans ce pays. L’homme comparait ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Saintes, il risque trois ans de prison. Il a ainsi indiquĂ© « Quand je sortirai, je ne serai peut-ĂŞtre pas aussi avenant… » Le Parisien