🇫🇷 Bapaume : Un détenu s’évade et devient boxeur en Thaïlande

Karl Consil a racontĂ© son histoire devant de tribunal d’Arras. Une cavale de 6 ans, pendant laquelle il est devenu une star du muay ThaĂŻ.

Les faits reprochĂ©s Ă  Karl Consil sont simples : il lui est reprochĂ© de s’ĂŞtre Ă©vadĂ© du centre de dĂ©tention de Bapaume, le 12 dĂ©cembre 2012.

Face Ă  la prĂ©sidente, l’homme raconte son parcours.

« J’étais arrivé à un point où, en prison, j’étais devenu un danger. J’avais de mauvaises pensées. Alors, pendant la permission, j’ai pris la décision de m’exiler au bout du monde, sans argent, pour décompresser et canaliser ma haine dans le sport. »

Il part alors pour Amsterdam. puis il prend un billet pour la ThaĂŻlande.

« Je me suis retrouvé seul face à moi-même, reconnaît le jeune homme. C’était largement plus difficile de le faire que de rester en prison. Je me suis logé et nourri en combattant. » Improbable quand on sait qu’il n’a jamais pratiqué de sport de combat, à part un peu de judo quand il était gamin.

Il se fait rapidement un nom dans le monde du muay thaï. « Je suis monté très vite car j’étais très motivé. Les Chinois m’ont alors repéré. »

Il part combattre en Chine. Un manager Américain profitera de lui. Les premiers problèmes arrivent : «  J’avais un seul passeport et j’étais arrivé à la dernière page. Je ne pouvais plus mentir à mon manager. Je lui ai tout dit. Il m’a fait faire un faux passeport et c’est comme s’il m’avait mis les menottes. »

« Il m’a exploité pendant un an. En 2014, quand j’ai eu suffisamment de contacts pour rebondir, j’ai quitté Shanghai pour Schengen. »  Il commence une deuxième carrière d’entraîneur en se faisant discret. Il apprend même le chinois. Mais il est finalement repéré par la police qui le contrôle devant un fast-food. Son visa est expiré depuis 5 ans. Un mandat d’arrêt de mars 2016 est en vigueur. Retour en France le 22 décembre 2018.

Il Ă©copera d’un an de prison pour son Ă©vasion de 2012, et il lui restait un an Ă  faire. La prĂ©sidente rassure alors Karl Consil, « Il vous reste moins de deux ans monsieur, votre peine est donc amĂ©nageable ». il ne retournera pas en prison. L’avenir de l’Artois