🇫🇷 Vendin-le-Vieil: Le tĂ©moignage d’un surveillant pĂ©nitentiaire, « Nous risquons notre vie au quotidien pour un salaire de misère »

Les surveillants pénitentiaires dénoncent leurs mauvaises conditions de travail et réclament une meilleure reconnaissance de leur métier ainsi qu’une revalorisation salariale. 

Cela passe notamment par un passage de leur profession de la catĂ©gorie C de la fonction publique Ă  la catĂ©gorie B. La garde des sceaux Nicole Belloubet a refusĂ© cette Ă©volution statutaire et estime qu’elle « aurait pour effet d’interdire le recrutement de personnes n’ayant pas le baccalaurĂ©at ». Pour Cyril, surveillant pĂ©nitentiaire Ă  Vendin-le-Vieil  il estime que rien n’a changĂ© depuis le mouvement de janvier dernier. Nicole Belloubet avait  avancé une enveloppe de 30 millions d’euros pour des indemnitĂ©s, ce qui avait Ă©tĂ© acceptĂ© par le syndicat majoritaire de l’Ă©poque, l’UFAP-UNSA. Le fonctionnaire explique aux journalistes d’Horizon, «Ce ne sont que des miettes », « Nous risquons notre vie au quotidien pour un salaire de misère. En dĂ©but de carrière, nous gagnons 1 300 euros par mois. Il faut ĂŞtre rĂ©aliste, notre mĂ©tier n’attire plus. Nous avons l’impression de ne pas ĂŞtre Ă©coutĂ© par la ministre et que rien n’a changĂ©. Les agressions sont toujours d’actualitĂ© et un jour, l’un de mes collègues va y passer malheureusement. J’ai subi des insultes et je continuerai d’en subir. Ce n’est pas normal mais c’est notre quotidien. »

Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le mardi 26 février dans plusieurs établissements de France.