La rencontre entre les syndicats pénitentiaires et Nicole Belloubet, ministre de la justice aura duré à peine deux heures ce matin.

Selon Emmanuel Guimaraes, dĂ©lĂ©guĂ© national de FO-PĂ©nitentiaire et ancien surveillant du centre pĂ©nitentiaire de CondĂ©-sur-Sarthe « On est plutĂ´t déçus de cet Ă©change car il n’y a rien de concret ». La Garde des Sceaux s’est engagĂ©e « Ă  revoir les effectifs et sur la crĂ©ation d’une base cynotechnique avec des chiens dĂ©tecteurs de stupĂ©fiants et d’explosifs mais elle souhaite nĂ©anmoins attendre le rapport de l’Inspection gĂ©nĂ©rale » prĂ©sente au centre pĂ©nitentiaire de CondĂ©-sur-Sarthe cette semaine, « avant de tirer des conclusions sur la gestion particulière des DĂ©tenus Particulièrement SignalĂ©s (DPS) », poursuit le syndicaliste. Nicole Belloubet s’est montrĂ©e « opposĂ©e au regroupement des dĂ©tenus violents, radicalisĂ©s et dangereux et est favorable Ă  la crĂ©ation et au maintien de quartiers dĂ©diĂ©s Ă  chacun de ces dĂ©tenus ».

Selon Actu.Fr, la ministre va également lancer « des groupes de travail sur des thématiques sécuritaires parmi lesquelles l’expérimentation de caméras embarquées par piéton et dans les véhicules administratifs pendant le transfert des détenus, la dotation de taser pour certains surveillants et de « bonbonnes de poivre » pour tout le monde ». Niveau indeminitaire et statutaire, la ministre a annoncé « une augmentation de 0.5 % de la prime de sujétion spéciale à l’horizon 2022 » ainsi que celle du taux de passage en catégorie B des gradés et majors.

« Mais ça ne concerne qu’une infime partie du personnel », affirme le délégé syndical qui conclut : « Elle n’annonce rien de concret pour les surveillants ».