đź”´ La veille de l’attentat de CondĂ©-sur-Sarthe, des Ă©coutes tĂ©lĂ©phoniques annonçaient le drame !

L’attentat de la prison de CondĂ©-sur-Sarthe aurait sans doute pu ĂŞtre Ă©vitĂ© ! Cinq dĂ©tenus ont Ă©tĂ© interpellĂ©s hier matin dans le cadre de l’enquĂŞte sur l’attaque terroriste qui s’est dĂ©roulĂ©e au sein de l’Ă©tablissement.

Le détenu, Michael Chiolo aurait-il bénéficié de complicités internes. les cinq hommes étaient proches du terroriste.

Selon les informations du Parisien, parmi ces cinq suspects figurent au moins deux hommes au profil inquiétant, connus des services de renseignements. Tel Jérémy Bailly, 31 ans, condamné à 28 ans de prison dans le dossier de la cellule islamiste dite de Cannes-Torcy. Ce groupuscule avait fomenté une attaque à la grenade contre une épicerie casher de Sarcelles (Val-d’Oise) en septembre 2012 et acheminé certains de ses membres en Syrie.

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Jérémy Bailly @LeParisien

S’y ajoute Islam Belkebir, jugé coupable du meurtre en 2010 d’un élève de son lycée du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Condamné à 12 ans de prison, ce détenu de 28 ans, qui s’est rapproché de l’islam radical au cours de sa détention, est libérable au printemps.

Certains des suspects ont encouragé Michaël Chiolo à passer à l’acte. La veille de l’attentat, une conversation entre le terroriste présumé de 27 ans et des codétenus dans un espace commun de la prison est captée grâce à des techniques d’interception. Mais la conversation sera écoutée par les agents du renseignement qu’après l’attentat.

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Dans l’enregistrement, on entend un dĂ©tenu donnĂ© des indications prĂ©cises au terroriste sur la façon de frapper les surveillants : « au visage et dans les cotes » puis l’homme lui conseille d’attaquer Ă  l’ouverture de la porte de la cellule.

Les enregistrements n’ont pas Ă©tĂ© Ă©coutĂ© avant par manque de moyen humain.

Par ailleurs, les conversations entre Michaël Chiolo et les policiers du Raid révèlent que le détenu avait pour projet initial d’attaquer en commission d’application des peines. Là, selon ses dires, il s’en serait pris au personnel des services pénitentiaires d’insertion et de probation et au juge de l’application des peines.

Deux lettres de revendication ont également été découvertes par les enquêteurs : une écrite par Chiolo, l’autre par sa compagne. Tous deux justifient leurs actes par leur volonté de défendre « leurs frères » morts en Syrie. Le Parisien