🇫🇷« Un surveillant pénitentiaire est armé d’un sifflet et de ses mains pour se défendre. »

Dominique Gombert est premier-surveillant. Il Ă©tait invitĂ© sur Sud-Radio afin d’Ă©voquer l’Ă©tat des prisons françaises.

Le journaliste, AndrĂ© Bercoff est revenu sur l’attaque terroriste qui s’est dĂ©roulĂ©e le 5 mars Ă  CondĂ©-Sur-Sarthe.

Un détenu radicalisé aidé de sa femme, avait attaqué deux surveillants avec des couteaux en céramique au niveau des parloirs de la prison.

Comment l’arme a-t-elle pu entrer ? Quelles sont les conditions d’accueil des proches pour ce genre de prisonnier ? Pourquoi on a l’impression que tout peut entrer et sortir d’une prison sans rĂ©el contrĂ´le ?

Selon Dominique Gombert, l’administration pĂ©nitentiaire est au courant que de nombreux objets interdits passent sous le portique sans le faire sonner. Comme par exemple les couteaux en cĂ©ramique.

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Et lorsque le portique ne sonne pas, le surveillant n’a pas le droit de fouiller le visiteur. Au final, il n’y a aucune fouille systĂ©matique des visiteurs.

Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, 110 agressions graves ont Ă©tĂ© recensĂ©es sur du personnel pĂ©nitentiaire. Un surveillant n’a qu’un sifflet et ses mains pour se dĂ©fendre.

Des gilets par lames ont Ă©tĂ© promis depuis plus d’un an mais les surveillants rĂ©clament des Ă©quipements plus apropriĂ©s comme des bombes au poivre pour, au moins, pouvoir se dĂ©gager.