La prison de Perpignan est en burn-out. La surpopulation carcĂ©rale bat des records. Trois dĂ©tenus par cellule de 9 m². 90 matelas sont actuellement au sol afin d’hĂ©berger les dĂ©tenus. 

Entre violences, tensions et insĂ©curitĂ©s, « Perpignan, c’est devenu le bagne ». DĂ©clare le surveillant. Les agents cumulent 10 300 heures supplĂ©mentaires depuis le dĂ©but de l’annĂ©e et 3000 heures sont encore en attente de règlements. « Du bagne Ă  la jungle » enfonce le surveillant.

Une vingtaine d’agressions sur le personnel depuis janvier 2019.

Le degrĂ© de violence monte en puissance. Les dĂ©tenus n’hĂ©sitent plus Ă  frapper les agents.

La situation ne va pourtant pas s’arranger. BientĂ´t, l’arrivĂ©e des dĂ©tenus de Syrie va enfoncer le clou.

Par exemple, lundi 8 avril, 47 surveillants manquaient Ă  l’appel. Douze Ă©taient en accident de travail. Onze en maladie, quinze en arrĂŞt longue durĂ©e. L’indĂ©pendant.