đŸ‡«đŸ‡· Poissy : Nicole Belloubet Ă©value la rĂ©habilitation de la prison Ă  60 millions d’euros

Selon les informations de La Gazette, la ministre de la justice en visite Ă  la prison de Poissy ne souhaitait pas vraiment passer devant le chantier du mur d’enceinte de la prison qui s’Ă©tait effondrĂ©s le 28 mars dernier. Trois semaines aprĂšs les faits, Nicole Belloubet s’est rendue au sein de la maison centrale de Poissy.

La ministre a rĂ©affirmĂ© son souhait, et celui de l’État, de voir maintenu dans le centre-ville de Poissy l’établissement pĂ©nitentiaire, oĂč sont actuellement incarcĂ©rĂ©s 193 dĂ©tenus de longues peines. Alors que pour le maire, Karl Olive, son souhait Ă©tait plutĂŽt un dĂ©mĂ©nagement. il lancera par ailleurs une consultation citoyenne.

« Je souhaite que la prison de Poissy reste dans les lieux oĂč elle est ­implantĂ©e, c’est une prison comme il y en a d’autres en centre-ville, martĂšle la ministre de son emplacement. Cela fait partie de la vie de la citĂ©. » Elle reconnaĂźt toutefois une question « de dignité » pour les Pisciacais, concernant son mauvais Ă©tat extĂ©rieur : « Il n’est pas question que les murs s’écroulent, qu’ils soient fissurĂ©s, qu’il y ait une verrue au milieu de la ville », assure la ministre d’un chantier de rĂ©habilitation qu’elle Ă©value Ă  environ 60 millions ­d’euros.

«  Nous n’avons pas suffisamment fait les travaux nĂ©cessaires, comme c’est parfois le cas dans un certain nombre de prisons « , reconnaĂźt-elle ainsi de l’écroulement annoncĂ© 18 mois plus tĂŽt dans un diagnostic.  » Nous avons besoin d’une prison qui ne soit pas trop Ă©loignĂ©e des autres services publics, parce qu’une prison, c’est un tribunal, c’est un service public de logements, d’emplois, dĂ©taille-t-elle du refus d’un dĂ©mĂ©nagement hors du centre-ville. Si on veut rĂ©insĂ©rer, ce qui est quand mĂȘme la mission de la prison, nous ne pouvons pas ĂȘtre dans la pampa. »

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« Nous n’avons pas suffisamment fait les travaux nĂ©cessaires, comme c’est parfois le cas dans un certain nombre de prisons « , reconnaĂźt la ministre de l’écroulement du mur, annoncĂ© dĂšs 2017 dans un diagnostic.

À ses cĂŽtĂ©s, Karl Olive n’est pas vraiment de cet avis. « Sur le fond, je suis toujours aussi inquiet que je ne le suis depuis bien des annĂ©es ici, dĂ©taille-t-il de son ressenti. [
] À chaque mois presque suffit sa peine, c’est le diagnostic que j’ai partagĂ© avec Madame la ministre. » Évoquant le diagnostic rĂ©alisĂ© en 2017, rĂ©vĂ©lĂ© par La Gazette (Ă©dition du 3 avril), l’édile a une nouvelle fois dĂ©plorĂ© le dĂ©lai entre le diagnostic et le temps de rĂ©alisation des travaux.

« Je ne souhaite pas que la prison parte ailleurs, prĂ©cise cependant l’édile, favorable Ă  ce qu’un nouvel Ă©tablissement reste dans les limites communales. Il faut ĂȘtre force de proposition, et pas seulement la Ville, mais aussi le DĂ©partement, la RĂ©gion, la communautĂ© urbaine. [
] J’ai des idĂ©es de terrain que je partagerai avec Madame la ­ministre. »

Le sort de la prison semble toutefois fermement dĂ©cidĂ© par le gouvernement. Nicole Belloubet se dit ainsi « engagĂ©e » Ă  entamer des travaux de rĂ©novations, mais pas avant la fin de l’annĂ©e. « Concernant le mur des PrĂȘcheurs, nous sommes en train de vĂ©rifier la soliditĂ© de tous les murs pour que l’on ait aucune inquiĂ©tude de ce point de vue là », souligne-t-elle par ailleurs.