🇫🇷 CondĂ©-sur-Sarthe : « Surveillants! Prise d’otages! » Francis Dorffer avait tout planifiĂ©, y compris son transfert…

Après la prise d’otage survenue au centre pĂ©nitentiaire de CondĂ©-sur-Sarthe,, une grande partie des personnels s’accordent Ă  dire que cet incident Ă©tait prĂ©visible.

Un membre du service pĂ©nitentiaire d’insertion et de probation explique au Journal du Dimanche, « On savait que ça allait finir par merder, on a alertĂ©, et rien ». Le jour de la prise d’otage Francis Dorffer distribue les repas aux autres dĂ©tenus, encadrĂ© de GĂ©rard, surveillant depuis dix ans, et d’OcĂ©ane, jeune stagiaire d’une vingtaine d’annĂ©es. Après s’ĂŞtre Ă©criĂ© « Surveillants! Prise d’otages! » il attire ses deux victimes dans sa cellule, armĂ© de deux pics artisanaux. Francis dorffer leur explique tout ce qu’il va se passer. L’alarme, le contact avec le directeur de l’établissement, puis les nĂ©gociateurs des ERIS et du RAID. Comme Ă  chacune de ses prises d’otages, il rĂ©clame un transfert. Qu’il obtiendra puisqu’il se trouve actuellement Ă  la maison d’arrĂŞt de Fleury-MĂ©rogis.

Dans le journal hebdomadaire, un surveillant explique « Il prĂ©parait son coup depuis trois semaines. Le travail n’a pas Ă©tĂ© fait. » Depuis peu, sa femme ne venait plus le voir au parloir, et pour cause, indiquent des sources internes Ă  l’établissement : « Elle avait un nouveau copain dont elle est enceinte. » La nouvelle du placement en foyer de son fils, « un bĂ©bĂ©-parloir de 8 ou 9 ans », prĂ©cise son avocat, a achevĂ© de le faire vriller. Les syndicalistes de l’Ă©tablissement dĂ©plorent que ce dĂ©tenu « instable » ait Ă©tĂ© choisi par la direction pour ĂŞtre auxiliaire, lui donnant le droit d’aller et venir en dĂ©tention. Dans une explication du chef d’établissement Ă  la chancellerie que le JDD a pu consulter, ce dernier indique que Dorffer n’exerçait plus cette fonction « depuis avril et une hospitalisation ». Ce que rĂ©fute les syndicats : « Alors pourquoi distribuait-il les repas? » L’enquĂŞte devra mettre en lumière les failles qui ont permis cette prise d’otage dans un Ă©tablissement ultra-sĂ©curisĂ©…