🇫🇷 Villeneuve-lés-Maguelone : Tabassé dans la cour de promenade de la prison, le détenu est devenu infirme

Trois hommes comparaîssent depuis le 17 juin devant la cour d’assises de l’Hérault pour violence commise en réunion suivie de mutilation ou infirmité permanente en récidive.

Ils sont soupçonnĂ©s d’avoir frappĂ© le 13 fĂ©vrier 2016, Alan Bardies, âgĂ© d’Ă  peine 20 ans. Le jeune homme a eu une vie compliquĂ©. Ă€ 10 ans sa mère est tuĂ©e par son conjoint alors qu’il se trouve dans la maison. Après une adolescence difficile, le jeune homme est impliquĂ© dans le braquage d’un bureau de tabac. IncarcĂ©rĂ© Ă  la maison d’arrĂŞt de Villeneuve-lĂ©s-Maguelone, Alan Bardies va ĂŞtre la cible avec son co-dĂ©tenu de ses voisins de cellule, Akram Filali, 24 ans, et Ahmed El Ouadki, 27 ans, dĂ©jĂ  condamnĂ©s Ă  plusieurs reprises par la justice notamment pour des faits de violence aggravĂ©e ou avec arme. Comme le relate Le DauphinĂ©, le jour de l’agression Akram Filali frappe le jeune Vauclusien. Celui-ci se retrouve au sol et peine Ă  se relever lorsqu’un deuxième individu, identifiĂ© par les tĂ©moins et les camĂ©ras de vidĂ©osurveillance comme Ă©tant Hachemi Tladjeni, 19 ans, vient Ă  son tour le frapper d’un gros coup de poing. TĂ©moins et camĂ©ras de vidĂ©osurveillance identifient ensuite Ahmed El Ouadki courant en direction d’Alan Bardies. Arrivant Ă  sa hauteur, puissant de l’élan de sa course, il lui dĂ©coche un violent coup de pied Ă  la tĂŞte. Celui-ci s’écroule et sa tĂŞte vient heurter le sol. Les faits se dĂ©roulent en quelques dizaines de secondes.

Traumatisme crânien, paralysie d’un membre, dépendant à vie, avec une surveillance permanente, Alan Bardies souffre de séquelles fortes. Irréversibles. Le taux de déficit fonctionnel permanent se situe aux alentours de 80 %. Le procés devra faire la lumière sur toute cette histoire.