đŸ‡«đŸ‡· Arras : SoupçonnĂ©s de trafic et mis en examen suite Ă  des dĂ©nonciations de dĂ©tenus, trois surveillants obtiennent un non-lieu cinq ans aprĂšs les faits

Trois surveillants de la maison d’arrĂȘt d’Arras sont soulagĂ©s aprĂšs la dĂ©cision de la juge d’instruction de prononcer un non-lieu dans une affaire de soupçon de trafic de cannabis et de tĂ©lĂ©phones portables.

Les faits remontent Ă  2014, aprĂšs de frĂ©quentes dĂ©couvertes de tĂ©lĂ©phones portables et de cannabis dans la prison, la direction de l’Ă©tablissement avait fini par penser, notamment suite Ă  des dĂ©nonciations de dĂ©tenus, que des surveillants Ă©taient impliquĂ©s dans un trafic. Trois surveillants avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s et placĂ©s en garde Ă  vue. À l’issue, ils avaient Ă©tĂ© mis en examen pour recel et placĂ©s sous statut de « tĂ©moin assisté » pour les soupçons de trafics divers. Comme le relate La Voix du Nord, les trois surveillants principalement visĂ©s ont toujours niĂ© les accusations lors de leurs auditions succesives. Ils estimaient qu’on cherchait Ă  se venger d’eux en raison d’inimitiĂ©s avec des dĂ©tenus, ce que des investigations ont d’ailleurs permis d’établir. Ils admettaient toutefois fermer les yeux parfois sur des denrĂ©es alimentaires ou des cigarettes.

Toujours selon le journal rĂ©gional, la justice n’a jamais trouvĂ© de produits stupĂ©fiants ou de tĂ©lĂ©phones mettant en cause les surveillants, et ce malgrĂ© les perquisitions menĂ©es Ă  leur domicile. De mĂȘme, les dĂ©clarations des dĂ©tenus n’ont jamais Ă©tĂ© confirmĂ©es et « aucun Ă©lĂ©ment objectif » n’a corroborĂ© les rumeurs, souvent basĂ©es sur des « on m’a dit » ou « il est de notoriĂ©tĂ© que ».