đŸ‡«đŸ‡· Reims : Un dĂ©tenu se dĂ©clare informateur de la DGSI et agresse un surveillant avant de menacer sa femme et ses enfants Ă  l’extĂ©rieur de la prison

Un dĂ©tenu incarcĂ©rĂ© Ă  la prison de Reims, oĂč il purge une peine de deux ans de prison pour des appels malveillants auprĂšs des services de secours (il inventait des meurtres au domicile de personnes qu’il n’aimait pas, lesquelles voyaient dĂ©barquer chez elles des forces de l’ordre lourdement armĂ©es) a agressĂ© un surveillant pĂ©nitentiaire. Il avait Ă©galement menacĂ© la famille de ce dernier lors d’une semi-libertĂ©

L’homme est connu pour nombreux faits (son casier judicature est garni de 17 condamnations) il avait dĂ©jĂ  menacĂ© un surveillant Ă  la maison d’arrĂȘt de Troyes. À Reims il a menacĂ© un agent de probation au motif qu’elle ne traitait pas son dossier assez vite.

MalgrĂ© tout, il bĂ©nĂ©ficie d’une semi-libertĂ©. Le 22 juillet, il rentre en retard de 30 minutes et complĂštement ivre, une bouteille d’alcool cachĂ©e sur lui.

il dĂ©clare alors aux agents : “Je suis informateur de la DGSI. J’ai livrĂ© plein de noms sur les attentats du Bataclan et des Kouachi”

L’homme comparaissait cette fois devant le tribunal pour des faits passĂ©s le 7 aoĂ»t, lors de sa semi-libertĂ©. À l’extĂ©rieur de l’Ă©tablissement il croise un surveillant avec sa femme et ses deux enfants. il regarde fixement l’Ă©pouse d’un air menaçant. la famille s’est Ă©loignĂ©, mal Ă  l’aise.

Le 14 aoĂ»t, ce n’est plus avec 30 minutes mais 2 h 30 de retard qu’il rĂ©intĂšgre la maison d’arrĂȘt, lĂ  encore en Ă©tat d’ivresse. Le surveillant qui l’accueille est celui croisĂ© Ă  l’extĂ©rieur. Il l’informe qu’il va rĂ©diger un rapport. À ces mots, le dĂ©tenu s’énerve et lui porte un coup Ă  la tempe. L’agent se retrouve Ă  terre, lunettes brisĂ©es, pendant que l’agresseur menace de s’en prendre Ă  sa famille.

Extrait lundi pour rĂ©pondre de ces violences. MĂȘme son avocat n’arrive pas Ă  le canaliser. Il interrompt sans cesse le parquet et le prĂ©sident puis accuse le surveillant de s’ĂȘtre frappĂ© tout seul pour ĂȘtre mutĂ© et soutient qu’il est « informateur de la DGSI »  : « J’ai livrĂ© plein de noms sur les attentats du Bataclan et des Kouachi. À ma sortie de prison, je vais contacter la DGSI pour postuler et ĂȘtre embauchĂ©. »

L’homme a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  trois ans de prison, dont deux ans ferme relate l’union.